Le Centre sportif et culturel Marie-José Perec, salle de danse Joséphine Baker, conçu par Onze04 Architectes à La Bouëxière, Ille-et-Vilaine, reçoit l’Architectural Design of the Year 2025 de l’Architecture MasterPrize. La page officielle du prix le désigne comme le projet lauréat de la catégorie Architectural Design of the Year, tandis que la fiche onze04 documente le programme, le calendrier et les visuels du bâtiment.
L’équipement regroupe une salle omnisports, une salle de danse, des espaces de squash, des vestiaires, des locaux communs et un parvis. Le projet est livré en janvier 2025 après un concours lancé en 2020, avec une stratégie qui associe volume compact, grande halle sportive et couverture textile blanche.
Repères du palmarès
- Distinction : Architectural Design of the Year 2025 — Architecture MasterPrize
- Projet : Centre sportif et culturel Marie-José Perec, salle de danse Joséphine Baker
- Agence : Onze04 Architectes
- Architecte principal : Gustavo Silva-Nicoletti
- Équipe projet : Gustavo Silva-Nicoletti, Margaux-Anne Bouvier, Mathias Gerhardt
- Maître d’ouvrage : Commune de La Bouëxière
- Localisation : La Bouëxière, Ille-et-Vilaine, France
- Programme : salle omnisports, salle de danse, squash, vestiaires, espaces communs, parvis et courts de padel
- Surface : 2 505 m² SDP
- Calendrier : concours 2020 ; livraison janvier 2025
- Photographies : Juan Cardona
- Année du prix : 2025
Lecture du projet
Le projet intervient dans un ensemble d’équipements publics déjà présents. Sa logique n’est pas seulement de poser une halle sportive supplémentaire : il organise une continuité d’accès entre les installations existantes, le nouveau complexe et les quartiers proches.
La composition repose sur deux familles de volumes. D’un côté, un socle plus compact accueille les fonctions chauffées et les accès. De l’autre, la grande salle de sport est couverte par une membrane textile blanche dont la géométrie donne une présence forte au bâtiment, de jour comme de nuit.
À l’intérieur, la charpente bois, la lumière diffusée par la couverture textile et les gradins en béton construisent une halle claire, presque abstraite. Cette sobriété met en avant les usages sportifs sans masquer la logique constructive.
À retenir : le projet transforme un équipement sportif en repère public, grâce à une enveloppe textile lisible, une charpente expressive et une promenade qui recoud les accès.
Pourquoi le résultat compte
La distinction met en avant une architecture publique de taille intermédiaire, attentive à la fois au programme, à la ville et à l’image collective d’un équipement communal. Pour les concours d’équipements, le projet rappelle que la force d’une proposition peut venir d’une organisation simple et d’un élément constructif très identifiable.
Le résultat est aussi utile à observer parce qu’il articule plusieurs registres : sports, danse, espaces communs, accès publics et paysage proche. La halle n’est pas traitée comme un volume standard ; elle devient un signal tout en restant liée à des contraintes concrètes de lumière, de structure, de climat et d’usage.
Ce qu’il faut observer
- La promenade publique : un dispositif de liaison qui traverse et organise le site.
- La double logique constructive : socle compact pour les fonctions chauffées, halle textile pour le grand volume sportif.
- La toiture textile : une enveloppe blanche qui diffuse la lumière et donne au bâtiment son identité.
- La charpente bois : une structure visible qui qualifie l’espace intérieur sans surcharge décorative.
- Le rapport aux équipements existants : le projet complète un ensemble public plutôt que fonctionner comme objet isolé.
- La lisibilité du programme : sports, danse, squash, vestiaires et espaces communs restent clairement hiérarchisés.
Galerie du projet
Les visuels officiels montrent la toiture textile comme repère urbain, l’intérieur de la halle sportive, la façade blanche et les documents de projet qui expliquent l’organisation du plan.





