The Nomad Garden est le projet de Mohamed Salem Mohamed Ali, lauréat algérien du Young Climate Prize 2025. La proposition porte sur l’agriculture en milieu désertique à partir d’un jardin expérimental développé dans le camp de réfugiés de Smara, en Algérie.
Le projet part d’un besoin fondamental : produire de quoi se nourrir dans un contexte aride, avec peu de ressources et des savoirs à reconstruire localement. Le jardin devient à la fois un outil alimentaire, un support de transmission et une manière de reprendre prise sur un environnement difficile.
Repères du palmarès
- Distinction : Lauréat
- Projet : The Nomad Garden
- Auteur : Mohamed Salem Mohamed Ali
- Pays : Algérie
- Concours : Young Climate Prize
- Année : 2025
Lecture du projet
La force de The Nomad Garden est de traiter l’adaptation climatique depuis une échelle accessible : un jardin, une communauté, un apprentissage. Dans un territoire marqué par la rareté de l’eau et les contraintes du désert, le projet transforme un espace cultivé en démonstrateur de résilience.
Ce type de proposition est important pour les concours parce qu’il ne sépare pas paysage, alimentation et autonomie. Le jardin n’est pas seulement une image verte dans un milieu aride : il devient une infrastructure légère de survie, de soin et de connaissance partagée.
À retenir : le projet climatique le plus pertinent n’est pas toujours le plus technologique, mais celui qui rend une communauté plus capable d’agir.
Pourquoi le résultat compte
En distinguant The Nomad Garden, le Young Climate Prize valorise une réponse située, portée par une personne directement concernée par son contexte. Cette dimension donne au projet une force particulière : l’innovation vient de l’expérience vécue autant que du dispositif spatial.
Pour Concours-Archi, cette fiche éclaire un champ essentiel de l’architecture et du paysage : les micro-infrastructures climatiques. Jardins, sols, eau, apprentissage et entraide peuvent produire une réponse aussi stratégique qu’un grand équipement.
Ce qu’il faut observer
- Le sol : le projet reconstruit une capacité de culture dans un milieu aride.
- L’autonomie : le jardin répond à un besoin alimentaire direct.
- La transmission : l’expérimentation devient partage de savoir-faire.
- La justesse : la proposition reste proche des ressources disponibles et des usages locaux.
Galerie du projet
Visuels issus du site du Nomad Garden, plus représentatifs du projet lauréat que l’ancien plan large du camp : ils montrent directement le jardin expérimental, ses serres et ses cultures en milieu désertique.



